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06 octobre 2014

7 octobre

7 Octobre. 9h Gouverneur Liouville envoie un télégramme à Gl Ct l'armée. Très péniblement avons pu retirer 460 obus 120 et 12 caisses gargousses réunis à la sortie E du bois des Bluses où vous pouvez les faire prendre. Avons eu deux artilleurs bléssés légèrement pendant le bombardement.

10h 15 Ordre du Gouverneur : Le Ct d'Infanterie fera reposer ses hommes dans la journée de manière à ce que ce soir aussitôt après la soupe ils puissent remonter au Fort pour y continuer les travaux de retranchements

Le Ct de l'artie prendra toutes dispositions utiles pour continuer à sortir projectiles et gargousses de 120.

Le Gouverneur ayant pressenti le Ct Marcilley Ct l'artillerie de campagne au sujet de l'emplacement de quelques pièces de 90 existant encore en dehors du Fort ce Ct a fait la réponse suivante : Mes Bies occupent tout le plateau déboisé entre le fort et le bois des Bluses où elles sont même à l'étroit et il ne reste aucune place pour installer d'autres pièces. Signé Marcilley  

17h  Reçu compte rendu du Lt Papin Ct l'artillerie au sujet du transport des obus.

D'après ce rapport les ordres qui avaient été donnée par le Gouverneur ce matin à l'artillerie à ce sujet sont annulés

 

Artillerie

 

7 octobre. 67e  .Le bombardement a continué toute la journée et la nuit suivante

Le lt Papin écrit :Après ces premières journées où de jour nous servons de fantassins, et de nuit, d’hommes de corvées pour transporter  nos munitions et mettre  nos culasses et accessoires d’artillerie en lieu sûr...

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05 octobre 2014

6 octobre

6 Octobre  8h 15 Reçu de Neuves maisons (état major de l'armée télégramme

Rendre compte de ce qui a été fait les deux dernières nuits pour l'évacuation des obus  de 120.

9h Bombardement du Fort commence

9h 20 Réponse du Gouverneur de Liouville.

Le Gouverneur du Fort de Liouville a l'honneur de rendre compte qu'il a transmis par téléphone le 4 à l'état major de l'armée, le compte rendu suivant du Ct d'Artie du Fort au sujet des obus de 120.« Il n'a pas été possible de sortir de munitions de 120. Le seul magasin dont l'accès soit possible est l'abri 6. Les caisses à poudre ont sauté projetant les projectiles qui se trouvaient dans l'abri. Les obus à mitraille ont éclaté. Les obus à mélinite amorcés, dispersés en tous sens par l'explosion ne peuvent plus être manipulés. Ils sont dangereux pour le transport et le service des batteries » Observation : Pendant l'opération de la nuit du 3 au 4 Octobre, une partie de la voûte de la chambre située sous L'horloge, s'est écroulée spontanément (on ne tirait pas sur le fort depuis 3 heures) 5 hommes employés aux transports se trouvaient dans la chambre au moment de la chute de la voûte. Un seul a été contusionné, blessé au genou assez grièvement. A la suite de ce rapport, l'opération avait été suspendu. Inutile de dire qu'à chaque opération de nuit le bombardement recommence. Dans la nuit du 4 au 5 nous avons retiré du Fort, les chevaux, essayé de dégager les papiers et la caisse

Dans la nuit du 5 au 6. infanterie et Artillerie ont travaillé le 1 ère à continuer ses travaux de tranchée, la 2 e a fait son possible pour amener des 90 et des 120 placés en dehors sur des emplacements reconnus dans la journée

On a aussi sorti 2 sections de mitrailleuses. Après avoir éventés par un projecteur ennemi la troupe et le fort ont subi un bombardement violent. Le Gouverneur serait heureux si un officier d'Etat-major pouvait venir se rendre compte sur place de l'état des lieux comme l'a fait le Colonel Bouttiaux, du service de l'aviation à qui on peut demander des renseignements.

A 10 h  Réponse de l'armée : Neuves-maisons

Laissez de coté l'abri 5 et occupez-vous de dégager ceux d'entre les autres dont l'entrée est le moins encombrée

A 10h 15  Ordre du Gouverneur. Mr Papin commandt l'artillerie se portera au Fort aussitôt après la soupe avec ses hommes (moins ceux ayant travaillé la nuit dernière) et fera son possible et même l'impossible pour donner satisfaction à la dépêche ci dessus du Général. Il s'agit toujours de dégager les obus de 120. Il rendra compte ce soir par écrit de sa mission au Gouverneur. Un compte-rendu ayant été envoyé ce matin au Général sur les difficultés rencontrées et sa réponse est celle que vous lisez. Je lui disais entre autres choses : le seul magasin dont l'accès soit possible est l'abri 6. N'importe, tâchons d'y arriver coûte que coûte. Mr Saxe devra bien entendu vous accompagner.

A 11h  Reçu le compte rendu suivant du Capitaine Ct la 14e Cie. J'ai l'honneur de vous rendre compte que le travail des tranchées n'a pu continuer après 9h20; le bombardement sur le Fort et le plateau ayant ayant recommencé vers cette heure

Vers 9h j'ai vu une fusée éclairante lancée de la trouée de Varnéville ou des pentes des Recollets dans la direction de la route Apremont St agnant. Cette fusée a éclairé pour nous les pentes du plateau de la Louvière et a dû éclairer pour l'ennemi les pentes de Liouville sur St Agnant. 15" Après le bombardement commençait. Après m'être assuré que rien n'était arrivé aux hommes travaillant dans le Fort qui ont pu sortir une section de mitrailleuse et 720 kilos de farine, j'ai ramené le détachement de travailleurs, dans le ravin de St Julien ou j'ai fait un arrêt de trois quarts d'heure pensant que le bombardement cesserait. Celui-ci continuant j'ai fait rentrer la troupe et suis resté à St Julien avec Mr Vandervinck pour faire une enquête sur un feu allumé nous a dit un officier du Bataillon qui y cantonne dans la maison incendié près de l'église, vers 8h 1/2. J'ai constaté en effet que de la paille nouvelle avait été déposée sur les décombres et avait dû être enflammée. A la suite de l'enquête que nous avons fait aidés par un médecin-major, nous avons supposé que ce feu avait très bien pu être allumé par les habitants de la maison en face et au dessus de la maison incendiée. Ces gens (berger de St Julien) sont étrangers et ont une attitude louche. Nous avons prévenu l'officier de la brigade, chargé de l'espionnage. Il doit faire une enquête ce matin. Il est évident que notre départ pour le plateau a été éventé signalé. La nuit n'était pas très claire et nous ne pouvions être vu avant le départ de la fusée

Le Lieutenant Mignot a été envoyé en liaison avec le Ct d'Artillerie

A 13h 40  Reçu note du Colonel Marlier Ct la 32' brigade.

A 13h 45  Ordre du Gouverneur. La 32e Brigade attaque aujourd'hui à partir de 14h le bois Jura et Apremont. Le Colonel Marlier commandant cette brigade demande que la garnison de Liouville se tienne prête aux environs du fort à tout événement et envoyer un agent de liaison à bicyclette à la Carrière N.O. de St Agnant. Départ de Girauvoisin aussitôt après avoir reçu cet ordre.

14h 50  La troupe est placée dans le bois des Bluses. Un agent de liaison à bicyclette est envoyé au Colonel Marlier.

18h  Le bombardement ayant cessé le Lt Bambillier et une équipe de mitrailleurs est envoyé au Fort pour achever de sortir les mitrailleuses.

Une corvée d'artillerie se rend également au Fort pour sortir des obus de 120

21h  Ordre est donné à la garnison de regagner son cantonnement.

21h 10  Le bombardement reprend avec intensité. Malgré le bombardement la corvée d'artillerie a réussi à sortir 460 obus de 120 et 12 caisses de gargousses qui sont déposés à la sortie E du bois des Bluses. Dans le cours de cette opération deux artilleurs ont été blessés.

Artillerie

 

6 Octobre. 66e  9 heures. Le bombardement du fort continue.

14 heures. La partie disponible de la garnison du fort quitte Girauvoisin pour se rendre au bois de Blusses. Mouvement prescrit ou reçu d'un renseignement du Colonel Ct la 21t brigade d'Infanterie qui demande que la garnison de Liouville se tienne prête aux environs du fort pendant que la brigade attaquera le bois Jura et Apremont.

18 heures. Une corvée se rend au fort pour sortir des obus de 120L.

21 heures. La garnison rejoint Girauvoisin

21h10. Le bombardement reprend avec intensité

La corvée a sorti dans la nuit. 460 obus de 120 et 12 caisses de gargousses

le Lt Papin écrit:

L’automobile du Lt MIGNOT, amenée par lui lors d’une période qu’il effectuait, et réquisitionnée dès la mobilisation pour les besoins du Service, eut un sort moins enviable, après être restée huit jours indemne sous un recoin de gaine, elle fut pulvérisée le neuvième, à tel point que l’on retrouve que des morceaux épars dispersés partout.

Et combien d’autres objets eurent le même sort !!!

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04 octobre 2014

5 octobre

5 Octobre. 8h Ordre du Gouverneur. Aussitôt la soupe du soir la Cie d'Infanterie ira achever ou continuer les travaux de fortification entrepris autour du Fort. Cette Cie rentrera au jour. L'Artillerie restera en cantonnement d'alerte faisceaux formés. Le commandt d'Artie est prié d'étudier les emplacements de Bie autour du Fort, emplacements sur lesquels il sera chargé de construire des épaulements. Ses projets devront parvenir au Gouverneur ce soir au plus tard. Le médecin chef de service donnera des ordres pour que le personnel suffisant suive la colonne d'Infanterie ce soir.

9h30 Bombardement du Fort.

16h Le Gouverneur du fort de Liouville prie les Maires des localités de St Julien et, de Girauvoisin et de Liouville de vouloir bien faire publier immédiatement l'ordre formel suivant :

Pendant les journées du 5-6-7 Octobre, il est absoluement défendu à qui que ce soit de quitter la localité qu'il habite. Aucun laissez passer ne sera donc plus signé et ceux qui contreviendraient à cet ordre formel encourraient les peines les plus graves

Le Gouverneur compte donc sur la bonne volonté de tous pour s'y soumettre, en le faisant ils concourent à la prochaine victoire française

Le Bombardement continuant avec une certaine intensité, il dépendrait d'un coup heureux, de gros calibre pour priver le détachement de ses mitrailleuses et placées sous la garde du poste du bois des Bluses. Mr le Lt Bambillet donnera des ordres pour l'emplacement à choisir à cet effet. Il demeure entendu qu'aussitôt l'approvisionnement de farine rendu à Girauvoisin, l'adjudant d'aministration fera procéder à la fabrication du pain qui devra être terminée pour demain matin à 10 heures au plus tard.

18h Le bombardement cesse

A 20h le bombardement reprend avec intensité. 2 sections de mitrailleuses avec munitions ont pu être sauvées.

Un chargement de farine également.

 

Artillerie

5 octobre. 66e   Le bombardement du fort reprend à 9h 30 et cesse à 18 heures, à 20 heures il reprend avec intensité

Le Commandant Bouglé est évacué; le lieutenant Papin prend le commandement de l'artillerie du fort.

 

Le Lt  Papin écrit :

Je prend le Commandement de la 12° batterie en remplacement du Cdt Bouglé évacué à l’hôpital, cela jusqu’au 18 octobre date du retour du Cpt Guenot

(Le Lt Papin prend ainsi le commandement de l’artillerie étant le Lieutenant le plus ancien dans ce grade)

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02 octobre 2014

4 octobre

4 Octobre 1914. 8h35. Le Ct d'Artillerie est prié de rendre compte au Gouverneur des opérations qui ont eu lieu cette nuit pour le transport des obus, 1° obus de 75 a transporté de la porte du fort à la côte 330.

2° obus de 120 à sortir et à placer près des baraquements des officiers, si des difficultés s'étaient opposées à une de ces opérations le Capitaine d'Artillerie en fera immédiatement un compte rendu qui sera destiné à être adresser au Commandement, tout le détachement devra se tenir prêt à marcher.

8.40 : Rapport du Colonel Ct la 32ème brigade d'Infanterie à St Agnant.

Situation non changée; la 32ème brigade reste dans la plaine à 300 mètres du village d'Apremont; sur le plateau à 200m environ de la lisière du bois Jura (ses premiers éléments à 80m) le bois brulé est occupé par nous, le bois Jura par l'ennemi.

Le service de surveillance autour du fort est organisé comme les jours précédents, la garnison est en cantonnement d'alerte à Girauvoisin.

Rapport du chef d'escadron Bouglé Commendt l'Artie du fort de Liouville sur la sortie des munitions.

10 Toutes les cartouches de 75 existantes au Fort ont été sorties et conduites à la côte 263 (1200 cartouches)

2° Il n'a pas été possible de sortir de munitions de 120. Le seul magasin dont l'accès soit possible est l'abri N°6. Les caisses à poudre ont sautés, projetant les projectiles qui se trouvaient dans l'abri. Les obus à mitrailles ont éclaté. Les obus à mélinite amorcés dispersés en tous sens par l'explosion ne peuvent plus être manipulés. Ils sont dangereux pour les transports et le service de batteries.

Observation. Pendant l'opération de la nuit du 3 au 4 Octobre, une partie de la voûte de la chambre située sous L'horloge, s'est écroulée spontanément (on ne tirait pas sur le fort depuis 3 heures) 5 hommes employés aux transports se trouvaient dans la chambre au moment de la chute de la voûte. Un seul a été contusionné, blessé au genou assez grièvement Signé Bouglé

18"40 Recu ordre N°48 du Gouvernement de Verdun.

 

Artillerie

 

4 octobre. 64e  - La garnison est en cantonnement d'alerte à Girauvoisin

-Compte rendu fait au Gouverneur sur la sortie des munitions :

- 1e Cartouches de 75. sorties 1200

  2e Impossible de sortir les obus 120. Le seul abri dont l'accès soit possible est l'abri6; mais par suite de l'explosion d'un dépot de caisses de gargousses des obus à mitrailles ont éclaté et des obus à mélinite amorcés ont été dispersés en tous sens, ils sont dangereux.

L'entrée de l'abri 10 ou se trouvaient les chevaux a été déblayée dans la nuit du 3 au 4; les chevaux ont été sortis

 Le Lt Papin écrit :

Une des premières visites au fort nous permet de délivrer les chevaux enfermés dans une casemate, dont un éboulement avait heureusement protégé l’entrée.

Pendant le bombardement, on leur faisait passer de la nourriture par une brèche qui livrait passage à un homme.

Il a suffit de leur rendre la liberté pour qu'ils sortent d’eux même du fort en passant par les fossés qui mesuraient au début 14 mètres de profondeur sous talus...

Collection capitaine GUENOT 003

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3 octobre

3 Octobre  8h Ordre du Gouverneur : Un détachement dont le cadre et l'effectif seront fixé par le Ct Bouglé, se  rendra ce soir au fort dans les mêmes conditions que celles prescrites hier.

Mission : 1e Sortir du Fort tous les obus de 120 et les placer dans les baraquements des officiers.

2e Emporter les obus de 75 laissés hier au soir à l'entrée du Fort, à la côte 330 où le gradé chargé de l'exécution de cet ordre retirera du Ct de la Bie un reçu du nombre total des obus à lui versés.

Le camion de l'armée viendra chercher les obus de 120 dans la nuit du 4 au 5. Mr le Ct d'Artillerie assurera le chargement

Le Génie débarrassera dès ce soir la porte d'entrée de l'écurie où sont les chevaux qui pourront maintenant sortir du Fort par l'éboulis qui se trouve sur la façade du poste télégraphique de paix.

12h Le sergent major télégraphiera pour avoir la série des mots. Le détachement Infanterie et Artillerie devra se tenir prêt à marcher au premier appel.

13 Gr à Ct Bouglé. Amenez détachement Infanterie et Artillerie sans sacs à St julien. Exécution immédiate

Prendre disposition nécessaires pour ne pas être vu des aéroplanes.

18h Le bombardement du Fort a duré tout le jour

La nuit, les troupes non employées aux différents services et corvées, cantonnent à Girauvoisin.

 

Artillerie

 

3 octobre. 63e  13h30. Reçu du Gouverneur: «amenez les détachements infanterie et artillerie sans sacs à St Julien. Exécutez immédiatement»

Le bombardement du fort a duré toute la journée.

Une corvée se rend au fort le soir pour continuer la sortie des munitions de 75 et 120.

 

Le Lt Papin relate dans ses écrits :

 

C’est le 2eme ou 3eme  soir que le drapeau réapparaît au point culminant du fort, toujours bombardé de jour avec un acharnement tudesque !

 

Nous en avons émis l’idée. C’est le S/L d’infanterie BAUBILLIER qui s’est chargé de l’exécuter, avec un enthousiasme délirant. (patriote ardent, attentif à remplir ses nouveaux devoirs d’officier et venait nous demander, comme faveur, son tour de tourelle étant inactif, sans emploi ou presque dans l’arme où il était affectée.

 

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01 octobre 2014

2 octobre

2 Octobre 5h30 Ordre du gouverneur. Toute la garnison du Fort de Liouville installée pour la nuit à Girauvoisin, devra se tenir prête à partir dans la direction du Fort aussitôt que l'ordre sera donné. Jusqu'à ce moment les hommes se tiendront à l'abri des maisons, surtout au passage des aéroplanes. Les bagages seront chargés sur les voitures de réquisition.

7h 40 Le Gouverneur de Liouville à Commandant Bouglé

Le Gouverneur prie le Ct Bouglé de vouloir bien lui rappeler par écrit les nombreuses difficultés qui s'opposent a ce que l'on retire les obus de 75 et 120 pour les convoyer jusqu'à St Julien

8h 20 Réponse du Ct Bouglé.

9h. Ordre du Gouverneur. Le Gouverneur vient de recevoir l'ordre du Général Ct l'armée d'évacuer coûte que coûte les projectiles de 75 et de 120. En conséquence, il compte sur la bonne volonté de tous pour se mettre ce soir au travail avec énergie, toute la garnison s'étant bien reposée. Le Capitaine du Génie et Mr  Borallo feront déblayer les entrées des casemates où sont enfermées les obus, traceront un itinéraire pour que les hommes puissent facilement les transporter en dehors du Fort.

Le Ct d'Artillerie y consacrera tous les hommes et s'il en a besoin, il demandera des hommes à l'Infanterie

La soupe sera mangée ce soir à 16 heures. Le détachement quittera Girauvoisin à 16 h45

Mr Saxe prendra toutes les dispositions pour aider au bien aller de cette opération qui continuera probablement pendant le bombardement si elle n'est pas finie la nuit.

Le Gouverneur compte donc sur la bonne volonté de tous officiers, sous-officiers artilleurs et fantassins. La grosse partie de l'Infanterie qui ne sera pas utilisée à ces travaux creusera une tranchée sur les indications qui seront données ultérieurement par le Gouverneur.

18 heures. Le détachement d'artillerie arrive au fort et installe aussitôt ses corvées d'obus d'après les données et l'itinéraire fixé par le Capitaine du Génie. 1400 obus de 75 sont sortis de l'abri de la tourelle de 75 et déposée à l'entrée du fort à ce moment le bombardement commence. 560 obus seulement ont pu être apportés à la côte 330. A 23 h 30 impossible de continuer la corvée et ordre est donné par le Gouverneur d'évacuer le Fort.

De 18h à 24h L'Infanterie a creusé des tranchées d'après les données du Gouverneur.

  Collection capitaine GUENOT 070

Artillerie

 

2 Octobre. 62e  5 h30. Ordre du Gouverneur : « Toute la garnison du fort de Liouville installée pour la nuit à Girauvoisin devra se tenir prête à partir dans la direction du fort aussitôt que l'ordre sera donné. Jusqu'à ce moment les hommes se tiendront à l'abri des maisons surtout au passage des aéroplanes. Les bagages seront chargés dans les voitures de réquisitions.»

16h45. L'artillerie se rend au fort avec une fraction d'infanterie pour l'évacuation des munitions

21 heures. Le bombardement recommence

23h 30 La corvée rejoint Girauvoisin. 560 obus ont été sortis du fort

Une corvée s'est rendue au fort pour enlever les têtes mobiles et instrument de pointage, ce matériel est transporté à Girauvoisin.

La tourelle de 155 a reçu un obus de 305 de rupture qui a percé l'avant cuirasse et la gouttière pare-éclats, traversé la paroi de la chambre de tir et le plancher. Ce projectile a éclaté sous le plancher de la tourelle brisant la couronne de galets, la circulaire conique inférieur, des arbres et la circulaire de pointage.

L'explosion de l'obus projette les deux parties de la calotte qui avait été brisé le 26, l'une à l'extérieur de la tourelle et l'autre à l'intérieur; un des voussoirs a pivoté autour de sa base, Le ventilateur est hors de service ainsi que le monte-charge. Une partie de la voûte de l'étage inférieur s'est détachée.

Le Lt Papin raconte

Nous retournons régulièrement au fort chaque nuit pour charger nos obus et munitions que nous conduisons à des dépôts désignés, non sans essuyer quelques tirs de surveillance, alors qu’on est obligé de cheminer à pas lents dans les fossés transformés en carrière et d’y former une chaîne.

Le commandant Bouglé a qui ces déplacements devenaient extrêmement  pénibles, parce que affligé de rhumatismes que le séjour dans l’humidité du fort accentua, surmonte sa fatigue au prix d’efforts héroïque dont chacun se rend compte en l’admirant.…aux moments difficiles, il se trouve toujours près de lui  quelques braves territoriaux pour l’aider à marcher même à courir, bras dessus, bras dessous…

L’artilleur Léon Dumortier  (libérable la veille des hostilités) écrivait dans son carnet…moi qui vient de vivre deux ans dans le fort, le connaissant fort bien l’intérieur et l’extérieur, lors de ces marches de nuit pénibles avec les munitions je reconnaissais plus rien, j’étais comme perdu...

 

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1er octobre

1r Octobre    3h De l'artillerie venant de s'installer derrière l'emplacement du Camp et nos troupes pouvant gêner son tir, la garnison du fort de Liouville va se porter dès maintenant dans les bois derrière la gare de St Julien où elle campera. Le poste des télégraphistes occupera la gare de St Julien.

3.40 Demande au Général Ct 8e corps d'armée Ravitaillement pour la garnison du fort. 800 rationnaires

Réponse à la demande: Convoi arrivera à Boncourt à 8heures.

7h30 Le gouverneur à Capitaine Ct l'Infanterie du fort:

Les postes de la veille doivent être maintenus et on en installera un 4° entre la bifurcation à l'ouest du fort (chemin Boncourt à St Agnant) et St Julien et St Julien sur les pentes. Le détachement de Girauvoisin devra se tenir prêt à marcher si l'ordre en était donné.

8h15 Le gouverneur à Capitaine Ct l'Infanterie du fort:

Tout bombardement ayant cessé la Cie d'Infanterie va aller prendre position sur les pentes entre le fort et la bifurcation des chemins St Agnant Boncourt, Elle se préparera à défendre les pentes nord et, le reste du fort et la trouée de Marbotte

Si l'ennemi prononçait un mouvement en avant (exécution immédiate)

9h Le colonel Ct l'Aviation de la 1e Armée désireux de visiter l'état du fort avec l'autorisation et en compagnie du Ct Laugery et d'un officier aviateur tous trois se sont rendus au fort. Le bombardemntn'ayant pas commencé ils visitèrent le fort en général mais au bout de dix minutes de leur apparition le bombardement reprit avec violence.

10h30 Le Cne Ct la 14e Cie à Gouverneur fort de Liouville:

J'occupe une position d'attente vers la naissance du Rosier de St Julien. Mes sections sont dans le bois défilées dans des dépressions à grands intervalles et distances et prêtes à agir dans le sens indiqué. Je suis couvert en avant par une escouade placée dans le déboisé. Deux patrouilles l'une se reliant au faîte des Bois noyers, une autre descendant jusqu'à la sortie du bois au dessus de Marbotte. Surveillant cette trouée J'ai fait faire la cuisine près de St Julien. La soupe sera apportée ici.

12h50 Le commandant Gouverneur demande au Capitaine Fauquinon et le prie vouloir bien donner des renseignements sur la situation assez à temps pour permettre au Gouverneur du Fort de porter des fractions d'artillerie jusqu'au fort, si jamais l'ennemi manifestait l'intention de traverser la trouée de Marbotte.

18h Le bombardement cesse. La garnison va cantonner à Girauvoisin

Collection capitaine GUENOT 055

JMO de l'artillerie

 

1er Octobre.61e    3heures. Une batterie s'installent dans les bois St Jacques(ouest de St Julien) la garnison du fort se porte dans les bois à l'ouest de Girauvoisin.

9h10. Commencement du bombardement qui dure jusqu'à 18h.

La garnison cantonne à Girauvoisin.

 

le Lt Papin mentionne ses impressions vécu le 29 sept

Je suis envoyé  par le gouverneur auprès du général commandant la division voisine,je le trouve enfin , je m’acquitte de ma mission et nous disposons d’une heure de halte…nous voyons des promeneurs qui vont et viennent paisiblement dans la ville nous semble invraisemblable ..En particulier, expédier une lettre d’un bureau de poste , procéder à une toilette sommaire, se restaurer quelques peu avec les même aliments que tout le monde sont pour nous des événements prodigieux un véritable conte des mille et une nuit...

Sur la route du fort je trouve une foule de militaires et civils occupés à observer le bombardement du fort , qui constitue leur spectacle journalier…je me mêle à eux en curieux. Grâce à certaine dimensions connues du fort, j’observe que la hauteur instantanée du nuage qui suit l’explosion est comprise entre 30 et 35 mètres, certaines détonations entendues à St Julien paraissent formidables…Mais il n’est de beau spectacle qui prenne fin et il faut rentré au fort...

Le cpt Guenot sur son lit d’hôpital à Lyon écrit :

Chaque jour, matin et soir nous lisons les feuilles espérant y voir les Allemands chassés des Hauts de Meuse, mais la situation reste inchangée…..

…..Je suis sans nouvelles du fort de Liouville et souvent je me demande ce qui s’y passe…..

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30 septembre 2014

30 Septembre

30 7Bre 3h du matin: Evacuation du fort. 5h30 Commencement du bombardement

Établissement d'un bivouac au bois des Bluses; les hommes iront se laver en dessous du chemin. Conduire des projectiles de 120 au Bois Chatelain

Réquisitionner à St Julien 3 chevaux et 1 voiture pour charger les projectiles

13h35 Si chose peu pro

9heures, Commandant d'artillerie de Gironville est venu demander à Gouverneur fort Liouville de le ravitailler en projectiles et gargousses de 120. Une réquisition de chevaux et voiture sera faite à Pont sur Meuse pour amener ces projectiles au bois de Châtelain. De St Julien ordre du G.. à Ct Bouglé: Si peu probable, pendant que j'attends ici comme j'en ai reçu l'ordre les instructions du Général Dartal Ct la Division, l'ennemi prononçait une contre- attaque sur les hauteurs  du fort de Liouville en venant de St Agnant et de l'étang de Ronville. Prenez vos dispositions pour défendre avec l'infanterie et les mousquetons de l'artillerie, les hauteurs à l'ouest du fort et arrête l'ennemi qui voudrait monter vers vous en traversant la trouée de Marbotte.

5h. La Cie d'Infanterie fournira pour la nuit une Section détachée à proximité de la Bie de St Agnant avec poste d'écoute dans la direction de la trouée de Marbotte. Mission: Se tenir prête à soutenir la retraite des troupes de St Agnant et permettre au restant de l'Infanterie et aux deux Bies d'Art. de pouvoir entrer en ligne. et

Mr Sarte avec une reconnaissance et des lanternes sera chargé  de trouver un moyen rapide pour sortir du fort tous les obus de 75 et une grande partie des gargousses et obus de 120. Deux voitures seront à la porte pour recevoir le chargement.

Par ordre du général .le gouverneur devant rester ce soir en permanence au téléphone, le commandant Bouglé est prié de veiller à l'éxecution de cet ordre auquel seront employés toute l'Infanterie et toute l'Artillerie s'il le faut. Les faisceaux seront fournis en dehors du fort et à proximité de façon à être prêt à toute éventualité.

Artillerie

 

30 septembre. 602e    3 heures. Évacuation du fort.

5h30. Commencement du bombardement

L'artillerie bivouaque dans le ravin de St Julien.

9h20. Reçu du Gouverneur qui est à St Julien l'ordre suivant:" Si, chose peu probable. pendant que j'attends ici comme j'en ai reçu l'ordre les instructions du Général Dartal Ct la Division, l'ennemi prononcait une contre -attaque sur les hauteurs du fort de Liouville en venant de St Agnant et de l'Etg de Ronville. Prenez vos dispositions pour défendre avec l'infanterie et les mousquetons de l'artillerie les hauteurs à l'ouest du fort  et arrêter l'ennemi qui voudrait monter vers vous en traversant la trouée de Marbotte"

Des dispositions sont prises pour sortir les munitions d'artillerie du fort

 

du LT PAPIN

Commencement d’installation sous bois de nos huttes en branchages dans le ravin de St Julien.

 Nuits des plus mouvementées, cinq alertes dans une obscurité telle que l’on ne se retrouve pas pour se rassembler.

 On entend un coup de feu dont la cause reste quelque temps inexpliquée…c’est un de nos canonniers, dont l ‘exaltation à la suite de ces dures journées, qui se suicide d’un coup de mousqueton. J’avais su qu’il était hanté d’obsessions et je m’étais promis d’aller le voir, persuadé qu’un mot d’encouragement suffirait à les dissiper, mais les circonstances commandaient, et parti moi-même la veille, je n’en ai pas eu la possibilité.

le capitaine Guenot  consigne, à son retour, dans ses notes personnelles :

 « le gouverneur n’a fait évacuer que pressé par les officiers, heureusement car le lendemain de nombreux éboulements se sont produits. »

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29 septembre 2014

29 septembre

JMO de l'Infanterie

29  7bre   7 heures. Le bombardement recommence.

7h25 La tourelle de 75 se mettre en surveillance et appuiera de son tir le tir de nos batteries.

Cette nuit une batterie de 90 sera installé vers le bois de Bluses. prête à entrer en action demain matin.

Gouverneur Verdun à Gouverneur Liouville. Priorité opération N°1.080. Réponse à votre télégramme demandant diminution effectif. Général Ct armée ordonne excèdent effectif sera mis dans des abris de fortune à construire à proximité

Ordre est donné au Capitaine Commandant le Génie d'en construire au bois  des Bluses dans le ravin de St Jullien.

8h50 Ordre est donné à la tourelle de 75 d'ouvrir le feu sur une batterie ennemie qui se trouve à 700 mètres à l'ouest  du carrefour de la stratégique de la route Apremont Saint-Mihiel. Nos troupes vont atteindre la route Apremont-Saint-Mihiel (demande du Colonel Marié Ct la 32 Bde d'Infanterie.)

9h45 Tourelle de 75 n'a pas ouvert le feu parce que le tir ennemi bat de plein fouet la tourelle et des éboulements se produisent tout autour.

10h45 La tourelle de 75 parfaitement repérée par l'ennemi,recevant des coups sur la coupole et sur l'observatoire, et s'éboulant de tous côtés ne peut provisoirement ouvrir le feu comme l'avait demandé le Colonel Marié. Il regrette de ne pouvoir lui être utile avec cette tourelle qui la veille a tiré pendant 4h1/4 . sur le même objectif donné aujourd'hui par lui.

17h10 Un éboulement de la gaine Parados englouti le brigadier Martin

17h50 Le bombardement cesse. Un autre blesse le caporal Marnier et le Sl Bouille.

 

Artillerie

 

29 septembre. 59e    7heures. Le bombardement recommence

7h25. La tourelle de 75 reçoit l'ordre de se tenir en surveillance et d'appuyer de son tir le tir de nos batteries.

Reçu du gouverneur de Verdun un télégramme ordonnant de mettre l'éxcédent d'effectif de la garnison dans des abris de fortune à proximité du fort.

8h55. Reçu l'ordre de faire tirer la tourelle de 75 sur la batterie ennemie signalée le 28 septembre(demande du Colonel Ct la 32e brigade d'Infie)

La tourelle de 75 étant prise à partie par l'artillerie ennemie ne peut ouvrir le feu.

17h10. Un brigadier de la Bie 1 est englouti par un éboulement

17h50. Le bombardement cesse.

: Dans la journée, la tourelle de 75 a été atteinte par un obus de 305 qui a déformé le guidage supérieur. La tourelle est bloquée

 

Collection capitaine GUENOT 013

 

 

Décès d'un canonnier de la 12e Bie blessé le 26 septembre (éboulement)

Du Lt PAPIN

Notre tourelle de 75 subit, à son tour une grave avarie.

Notre feu est éteint….il ne nous reste plus qu’à nous croiser les bras….

Le bombardement redouble d’intensité.

Plusieurs éboulements surviennent coup sur coup.

Le brigadier d’ordinaire MARTIN, que sa bonne humeur rendait sympathique à tous passait à ce moment. Il disparaît englouti sous les yeux de ses camarades.

Je suis envoyé par le gouverneur auprès du général commandant la division voisine… après compte rendu de ma mission et certain que la position du fort est solidement encadrée par de nombreux effectifs et qu’il n’y a plus péril en la demeure » , le Gouverneur décide que l’évacuation aura lieu dans la nuit.

Par évacuation il faut entendre que la petite garnison du fort n’ayant plus aucun rôle à remplir, puisqu’elle n’a plus d’artillerie, renonce à ses décombres où même la place fait défaut, pour chercher, a la faveur des bois voisins, un nouvel habitacle

Des dispositions sont prises en attendant l’heure fixée : les munitions sont mises en bon ordre pour être retrouvées les nuits suivantes, les outils distribués.

L’évacuation commence un peu avant minuit, un par un, et se prolonge longtemps, en raison de l’extrême difficulté qu’il y a à conserver de l’ordre dans la file indienne de plus de un kilomètre, et cela dans l’obscurité complète

Le cpt Guenot  note sur son cahier à son retour

le gouverneur de Verdun envoye un télégramme au Commandant du fort, vu la situation  de mettre à l’abri les hommes dans les bois des alentours et aussi par la pression des officiers du fort.

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27 septembre 2014

28 Septembre

28  7bre     6h10 Ordre au Comt de l'artillerie d'armer la batterie 13 et les batteries de 90 pour soutenir l'attaque sur Varnéville.

Écroulement d'une partie des magasins à vivres a complètement enterré les biscuits.

Par la suite du brouillard, et d'un rapport d'un officier de liaison à la batterie 13, tenant de la part du Ct d'artillerie qui est devant nous; En ce moment ci il faut attendre, la batterie 13 et la batterie de 90 n'ont pas ouvert le feu; selon que le bombardement continuera ou cessera.

Par suite d'un nouvel éboulement de la Manutention on enverra un télégramme à la Manutention de Liouville, pour charger de nous envoyer du pain ou on refera le pétrin détruit par l'éboulement et on continuera  à faire le pain au fort si possible.

8 1/2h. Commencement du bombardement.

11 heures. Ordre a été donné à Mr le Lieutenant Mignot qui assiste aux obsèques des artilleurs du fort de se mettre en liaison avec le Général Ct la 16eme Division d'Infanterie à St Agnant.

Le Sergent-Major ira reconnaître ce qui reste de pain à la boulangerie et fera le nécessaire pour répartir ce pain entre les trois unités et pour les journées du 27 et 28 septembre.

13heures: ordre est donné au Ct d'artillerie de faire ouvrir le feu avec la tourelle de 75 sur une batterie ennemie installée à 700 m à l'ouest du carrefour formé par le chemin stratégique et la route Apremont-St Mihiel

2° Avec la batterie 90 objectif; ferme de la Vaux dans la trouée de Varnéville

Tourelle ouvre le feu à 14 heures

Le Ct d'artillerie rend compte qu'il est impossible de faire tirer les batteries de 90 et la batterie 13 qui sont balayées d'obus.

15 heures Ordre a Ct d'Artillerie: Profiter de l'acalmie du bombardement pour faire tirer la batterie 90 et la batterie 13; Objectif: ferme de la Vaux dans la trouée de Varnéville.

15h10. Le Ct d'Artillerie rend compte que la batterie 13 ne peut tirer entrer en action que dans deux heures à cause du grand déblayage qu'il y a faire autour des pièces. La batterie de 90 ouvrira le feu dès qu'elle sera prête.

14h30 La batterie de 90 n'ayant pu ouvrir le feu, par suite de l'intensité du bombardement, la tourelle de 75 prend pour objectif: ferme de la Vaux.

17h45. La tourelle de 75 cesse le feu.

17h50. Le bombardement cesse.

Ordre est donné au Ct d'Artillerie de placer une batterie de 90 à l'extérieur du fort. Mêmes ordres qu'hier pour le service de sécurité pendant la nuit.

 

Collection capitaine GUENOT 004

Les artilleurs notent...

 

28 septembre.58e 6h10. Reçu l'ordre de mettre les Bies 13 et 9 (90c) en état de tirer pour soutenir l'attaque vers Varnéville.

8h30. Commencement du bombardement

Le lieutenant Mignot qui assiste aux obsèques des artilleurs du fort doit se mettre en liaison avec le Général Comt la 16e Division d'infanterie à St Agnant.

13 heures. Reçu l'ordre de faire ouvrir le feu avec la tourelle de 75 sur une batterie ennemie installées à 700 m à l'ouest du carrefour formé par le chemin stratégique et la route Apremont St Mihiel

2°/.avec la bie 9 sur la ferme de la Vaux (trouée de Varnéville)

14heures. La tourelle de 75 ouvre le feu

Rendu compte qu'il est impossible de faire tirer les bies 9 et 13 qui sont balayées par les obus

15 heures. Reçu l'ordre:" Profitez de l'accalmie du bombardement pour faire tirer la batterie de 90 et la bie 13. Objectif: ferme de la Vaux".

15h10. Rendu compte que la batterie 13 ne peut entrer en action que dans 2 heures à cause du déblayage a faire autour des pièces. La bie de 90 ouvrira le feu dès qu'elle sera prête"

16h30. La batterie 9 n'ayant pu ouvrir le feu par suite de l'intensité du bombardement la tourelle de 75 prend pour objectif la ferme de la Vaux.

 

Munitions consommées.

Telle de 75 255 obus à balles

                       72 obus explosifs

17h45. La tourelle de 75 cesse le feu

17h50. Le bombardement cesse

Reçu l'ordre de placer une bie de 90 à l'extérieur du fort.

Les ouvriers en fer passent la visite de la tourelle de 75 à laquelle il manque des boulons et des rivets et des canons revolvers dont plusieurs ont reçu des éclats d'obus

 

Le Lt  Papin note

Ma tourelle n’a tenu sous le bombardement que cinq jours et demi.

Arrêt momentané du bombardement, mais de courte durée.

Le Cpt Fauquinon et le Lt Mignot, avec une trentaine d’hommes, sont désignés pour transporter les morts au cimetière du village de St Julien. Ils rentrent la nuit.

Un obus pénétrant à l’intérieur, qui projette en éclatant le morceau de coupole rompu, et projette du même coup dans les sous-sols tout le mécanisme de roulement complètement  bouleversé

Vains essais de remise en service de trois pièces restantes de 90 (ancienne batterie 9), hors enceinte du fort.

…l’heure qui m’est fixée est peu propice, d’autant qu’il faut porter obus et gargousses…certains hésitent…je ne puis arriver dans l’obscurité des gaines, à constituer l’effectif …il suffit que je sorte pour que tout le monde suive…la batterie est ainsi reconstituée en plein air sans qu’il manque un homme à l’appel !

on note ce jour-là, outre les coups fusants de 150, 127 coups de 305 à l’heure…

Le plus grave est que, dans la soirée du 28 un obus de rupture brise la coupole de ma tourelle dont l’usage est rendu impossible.

Plus tard, à deux jours d’intervalle elle devait recevoir le coup de grâce…

Le cpt Guenot écrit :

Le train devait nous emmener à Orange…..nous réussissons  à nous arrêter à Lyon.

Nous arrivons à Lyon Vaise à 14 heures, déjeunons à la gare et sommes hospitalisés rue Bossuet N°9 Hôpital auxiliaire N°24

Gabriel RICHY artilleur ,  disait à ses enfants   «  J’ai vécu l’enfer….le bruit était insoutenable …"

 

 

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